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> L'art Gothique

La facade gothique
La façade occidentale et ses portails dans le gothique français au XIIIème.
L'exemple d'Amiens

"Ô vous qui avez dit : "Je suis la porte et celui qui entre par moi sera sauvé", montrez-nous avec évidence de quelle demeure vous êtes la porte, à quel moment et quels sont ceux à qui vous l'ouvrirez... La maison dont vous êtes la porte, c'est le ciel que votre père habite." À l'invocation du cistercien Guillaume de Saint-Thierry, la cathédrale donne réponse, Jésus est la voie et la cathédrale, corps du Christ, ouvre de toutes parts ses portails."

Georges Duby, in Le temps des cathédrales

1. La façade occidentale

"L'une des principales réalisations gothiques, c'est la façade de la cathédrale" (X. Barral I Altet, in L'art médiéval).

À partir de la façade occidentale de la cathédrale d'Amiens, nous allons essayer de présenter la structure et l'ornementation d'une façade occidentale de cathédrale au XIIIe siècle, dans le royaume de France.
Rappelons d'abord que la composition générale de la façade occidentale de la cathédrale "française" au XIIIe siècle a été réalisée pour la première fois à Laon (fin XIIe, début XIIIe siècles).

À Amiens, la façade (commencée en 1236 et achevée vers 1250) comporte cinq étages bien différenciés :
- le rez-de-chaussée ou étage des trois portails,
- la première galerie, à la hauteur du triforium,
- la seconde galerie, dite des Rois (= les ancêtres du Christ),
- l'étage de la grande rose, au niveau des fenêtres hautes,
- l'étage supérieur des tours avec le pignon central.
Pour A. Boinet, "Cette façade forme, pour la partie élevée d'un seul jet jusqu'à la corniche (...) un des plus beaux ensembles d'architecture que nous ait laissé le Moyen-Age" (in monographie sur la cathédrale).

La composition de cette façade serait inspirée des façades ouest de Laon et de N.D. de Paris (construite vers 1200). On retrouve :

- une façade occidentale harmonique, où les deux tours (de plan rectangulaire, achevées plus tardivement) ne se dégagent que "faiblement" de la masse de l'édifice. Certains auteurs (J. Brandicourt, J. Desobry) se sont ainsi même posé la question : "S'agit-il vraiment de tours ?" Une chose est, de toutes façons, certaine : dans le plan de 1220, il était prévu des tours de hauteur supérieure à ce qu'il en est actuellement...

- une façade avec des lignes directrices d'abord horizontales, comme à N.D. de Paris, et ces dernières sont ici d'autant plus marquées du fait de la superposition des deux galeries qui s'écrasent un peu et réduisent l'impression de verticalité (ce qui n'est pas le cas à N.D. de Paris où l'étage de la rose s'intercale entre les deux galeries).

La verticalité n'est néanmoins pas absente dans la façade ouest d'Amiens : voir les quatre contreforts (saillants), terminés par des pinacles qui sont autant de traits verticaux marquant, d'autre part, la disposition des trois nefs.

Ceci nous amène à rappeler que vue de l'extérieur, cette façade exprime clairement l'articulation de l'espace interne de la cathédrale et notamment par les trois portails, dont la largeur est fonction de celle des nefs auxquelles ils donnent accès. Notons que ceci n'est pas toujours vérifié ; ainsi, si à Bourges, les cinq portails de la cathédrale correspondent à cinq nefs, à N.D. de Paris, les cinq nefs ne débouchent que sur trois portails.

Si cette structure générale de la façade occidentale de la cathédrale d'Amiens s'inspire des façades ouest de Laon et de N.D. de Paris, l'ornementation de la façade, à Amiens, est beaucoup plus importante. Ainsi, par exemple, la face antérieure des quatre contreforts est ornée - entre autres - de trois statues de prophètes, alors qu'à N.D. de Paris, la décoration des contreforts est presque inexistante : au cours du XIIIe siècle, la sculpture envahit la façade.
L'ornementation est ainsi - c'est nouveau - continu sur l'ensemble de la façade ; ce qui atténue la rigueur des lignes horizontales.

On est donc bien loin de la façade de N.D. de Paris où le mur garde encore toute sa puissance sévère et où les trois portails sont relativement bien séparés. À Amiens, les statues d'ébrasement et les bas-reliefs des soubassements se déploient sur toute la façade sans interruption.

En ce qui concerne les caractéristiques générales de cette ornementation, laissons parler G. Durant, c'est - sans aucun doute - le meilleur des guides : " Décoration scrupuleusement maintenue à l'échelle ; manière simple et large, qui accuse et fait sauter aux yeux les moindres parties, sans désordre et sans confusion. Il n'y a pas de détails multiples, s'agitant en tous sens, sans souci des proportions, où l'œil s'égare et ne perçoit plus rien, mais la ligne franche et pure, d'une sévère élégance et toujours commandée par la construction : façade gothique et rationnelle par excellence" (in monographie sur la cathédrale).

Pour terminer cette approche générale de la façade occidentale de la cathédrale "française" au XIIIe siècle, je propose d'évoquer la façade de Reims (construite entre 1255 et 1291). Et ceci d'abord parce qu'elle ressemble, par de nombreux aspects, à celle d'Amiens. Ainsi, à Reims, comme à Amiens, on a une façade harmonique, une subdivision en trois portails surmonté chacun par un gâble, des lignes directrices encore marquées par une certaine horizontalité (et ceci notamment de part la présence de la galerie des Rois, située - cette fois - au-dessus de la grande rose), une ornementation qui couvre la totalité de la façade.

La verticalité dans la façade de Reims est par contre nettement plus sensible qu'à Amiens puisque les deux tours (très ajourées) décollent, cette fois, vraiment.
D'autre part, le premier étage de la façade a connu, à Reims, une dernière évolution amenant à la disparition des contreforts entre les trois portails (les archivoltes du portail central et des portails latéraux se touchent). On peut ainsi penser, comme le dit W. Sauerländer que "Reims constitue l'apogée et le parachèvement de l'évolution de la composition gothique à trois portails" (in La sculpture gothique en France).

Pour généraliser, je pense que l'on peut retenir qu'au cours du XIIIe siècle, à travers une certaine unité dans la composition des façades occidentales des cathédrales "françaises", une évolution assez sensible s'est manifestée, notamment par :
- des lignes directrices verticales qui, à la fin du siècle, l'emportent sur les lignes horizontales ;
- une ornementation qui ne se limite plus aux seuls portails mais qui se développe sur toute la façade.
L'étude des façades occidentales de N.D. de Paris, Amiens et Reims est, à ce sujet, révélatrice de l'évolution - la façade de Reims constituant le stade terminal.

2. Le portail gothique au XIIIè siècle,
étude à partir de portails de la cathédrale d'Amiens

Il est d'abord nécessaire d'insister sur l'importance des portails au XIIIe siècle, ces derniers étant caractérisés (dans le royaume de France) par des dimensions gigantesques.

Le nombre de voussures s'est considérablement accru, ainsi, à Amiens, on dénombre huit rangées de figures de voussures formant, comme l'exprime si bien W. Sauerländer (op. cité), "une auréole d'anges et de saints autour du tympan du portail central de la façade occidentale".

L'ébrasement devient si important que l'on peut parler de véritables porches plus ou moins profonds selon les cas. Notons qu'à l'origine, on a des portails avec des ébrasements à ressauts rectangulaires (comportant des colonnes engagées placées aux angles de ces ressauts - voir les portails de la façade ouest de Chartres) ; tandis qu'à Amiens, les ébrasements suivent une ligne oblique continue (des colonnettes ayant été posées devant la surface lisse du mur) - d'après W. Sauerländer (op. cité).
Remarquons que l'accent est toujours mis sur l'entrée centrale, associée - dans tous les cas - à un porche plus vaste que ceux des entrées latérales (la nef centrale est plus large que les nefs latérales dans la plupart des cas).

La structure du portail gothique est caractérisée par la présence de plusieurs éléments que l'on retrouve sur chaque portail au XIIIe siècle et qui proviennent, pour la plupart, des portails romans. On peut même dire que le portail gothique rassemble en une seule composition diverses formes de portails que l'on rencontrait au XIIe siècle. À savoir, principalement :
- des portails comprenant seulement un tympan (en Bourgogne...),
- des portails à voussures (sans tympans en général) notamment en Saintonge (Aulnay).

Bien visibles sur le portail de la Vierge dorée (à Amiens), nous pouvons distinguer :
- occupant la partie centrale du portail : le tympan dont l'effet monumental (au XIIe siècle) est ici affaibli par une subdivision plus importante (cinq divisions dans le cas du portail de la Vierge dorée). Ceci permet de superposer plusieurs étapes présentant des scènes se rapportant à un thème iconographique commun.
- rangées autour du tympan, nous trouvons des voussures qui sont, en principe, associées - dans leur ornementation - aux scènes du tympan.
- soutenant, à la base et en son centre, le linteau (base du tympan), nous avons le trumeau qui, du fait de sa position centrale, est toujours associé à un personnage ayant une certaine importance (le saint patron de l'église - Saint Firmin à Amiens, la Vierge, le Christ triomphant - le "Beau Dieu"). Notons que tous les portails ne sont pas "à trumeau", ainsi, sur la façade ouest de la cathédrale de Reims, il n'y a que le portail central qui possède un trumeau, tandis qu'à Bourges, les cinq portails sont "à trumeau".
- supportant le linteau (à ses extrémités) et les voussures, nous avons les piédroits utilisés pour donner plus d'extension au programme iconographique.

C'est sur ces différents éléments composant le portail gothique que se développe donc un programme iconographique (en général polychrome).

Les principaux thèmes représentés se rapportent à :
- la Vierge : mort, assomption et couronnement. Le premier portail dans lequel ces scènes se trouvent clairement représentées est celui de Senlis (1170) ; à Laon, le portail central occidental présentant le couronnement de la Vierge suit le modèle établi à Senlis (= le prototype en la matière).
- aux saints (saints locaux, patrons...). Voir à Amiens, portails dédiés à Saint Firmin , Saint Honoré.
- à l'Ancien Testament (et ceci souvent pour présenter le Nouveau Testament, l'Ancien Testament étant considéré comme une figure du Nouveau).
- au Jugement dernier.
Rappelons que pour étudier cette iconographie et ses sources d'inspiration, il est bien sûr conseillé de se référer à l'ouvrage d'E. Mâle : "L'art religieux du XIIIe siècle en France".
En ce qui nous concerne, c'est le thème du Jugement dernier que nous évoquerons plus particulièrement ; ceci notamment parce qu'une représentation de ce Jugement dernier est présentée au niveau du portail central de la façade occidentale de la cathédrale d'Amiens. Précisons tout de suite que cette représentation du Jugement dernier est, dans la plupart des cas, située sur la façade ouest, éclairée par le soleil couchant ("le soleil couchant éclaire le soir du monde").

Pour prendre contact avec ce thème iconographique, commençons par relire G. Duby (op. cité) : "Les églises qui l'avaient précédée (la cathédrale) situaient dans leur partie antérieure le lieu des cultes funéraires. Elles avaient donc placé là la représentation du Jugement dernier. Cette scène occupe encore au porche de la cathédrale gothique une position centrale, mais elle y revêt dispositions nouvelles et nouvelle significations. Un Christ juge domine le portail de la gloire que maître Mathieu sculpta en 1188 à Saint-Jacques-de-Compostelle, mais il est dépouillé de l'irréalité fascinante que tous les Christs du retour avaient montré dans l'Aquitaine clunisienne (voir celui de Moissac par exemple). Il a pris corps et vie."

C'est ce Christ-là qui est représenté à Amiens. La version dramatique du Jugement (de la première moitié du XIIe siècle) est ici dépassée ; le programme iconographique relatif aux portails du Jugement dernier a subi une transformation décisive.
Et ceci s'explique par une modification dans la source d'inspiration qui a servi à représenter la scène du Jugement. Ainsi, au détriment de l'Apocalypse (qui donnait un aspect "surnaturel" à la composition), "les artistes (à la fin du XIIe et au XIIIe siècles) préférèrent emprunter à saint Matthieu le tableau de la fin du monde" (E. Mâle, op. cité).
Ceci ne veut pour autant pas dire que l'Apocalypse ne fournit plus certains détails de la composition. Ainsi, à Amiens, au registre supérieur du tympan présentant le Jugement dernier, nous retrouvons le Christ de l'Apocalypse de la bouche duquel sortent deux épées nues.

En ce qui concerne l'apparition de cette nouvelle conception du Jugement dernier en France, relisons E. Mâle (op. cité) : "C'est la grande école de la sculpture du sud-ouest qui élabora dans la première partie du XIIe siècle l'ordonnance nouvelle du Jugement dernier. Elle apparaît (...) avec toute l'ampleur de la sculpture monumentale, au portail de Beaulieu (...) et (...) enrichie de détails nouveaux, au portail de Conques (...). À Conques, on voit groupées quelques-unes des scènes dont la réunion composera désormais le Jugement dernier : Jésus montrant ses plaies, anges portant les instruments de la Passion, pesée des âmes, séparation des bons et des méchants, paradis, enfer."

Ce sont ces nouveaux éléments, réunis sur les différentes parties du portail gothique (tympan et voussures essentiellement) que l'on retrouve, entre autres, au portail central occidental de la cathédrale d'Amiens (dont la composition iconographique semble très inspirée de celle du portail central de N.D. à Paris) :

- En ce qui concerne le tympan, on distingue, quatre scènes superposées, avec de haut en bas :

1) la résurrection des morts.
2) la séparation des élus et des réprouvés avec, à droite du Christ, la porte du paradis et, à sa gauche, la gueule de l'enfer qui est parfois remplacée par un chaudron comme à Bourges ou à Reims (portail du croisillon nord).
3) le Christ Juge (assis sur son trône), entre la Vierge et saint Jean qui implorent le salut des âmes; et à côté d'eux, deux anges portant les instruments de la Passion.
4) le Christ de l'Apocalypse accompagné de deux anges tenant le soleil et la lune.
La plupart des tympans représentant le Jugement dernier, au XIIIe siècle (dans le royaume de France), sont similaires à celui d'Amiens, du moins pour les trois registres inférieurs. Ainsi, par exemple, à Poitiers, où la façade a subi l'influence du gothique d'Ile-de-France (cette dernière ayant été achevée à l'époque où le Poitou n'est plus dans le royaume Plantagenêt), on retrouve une composition tout à fait semblable ; de même, à Bourges ou N.D. de Paris (où le registre inférieur a été refait).

- Pour les voussures, nous avons, dans la partie inférieure située à droite du Christ, des scènes célestes (élus dans le sein d'Abraham...) et dans la partie inférieure située à gauche du Christ, des scènes infernales ou apocalyptiques (les supplices des réprouvés, la chaudière, un diable tirant à l'arc, les chevaux de l'Apocalypse...).
Les autres figures des voussures représentent l'Église triomphante avec, à Amiens, en s'éloignant progressivement du Christ : les anges, les anges portant les âmes des élus, les martyrs, les confesseurs, les vierges et les saintes femmes, les vieillards de l'Apocalypse, l'arbre de Jessé, les patriarches de l'Ancienne loi. Notons, dans cette succession, un grand respect de la hiérarchie adoptée par la liturgie (la place, l'ordonnance a une grande importance).

- Les apôtres, assesseurs du Jugement, ne sont plus représentés aux côtés du Christ, ni sous ses pieds (comme c'est encore le cas à Laon, au portail occidental de droite); ils sont debout (toujours pieds nus) dans les ébrasements du portail (NB : ils l'étaient déjà dans certains portails romans comme à Arles et à Saint-Gilles-du-Gard). D'autre part, autre nouveauté (apparue au portail central sud de Chartres), ils portent souvent l'instrument de leur martyre (rappelons que depuis le christianisme primitif, les apôtres étaient presque toujours uniquement représentés en tenant l'Évangile).

C'est au niveau des ébrasements que l'on rencontre également les prophètes (= "les apôtres de l'Ancienne loi") ; ces derniers tiennent, en général, une banderole rappelant certains versets de leurs prophéties. À Amiens, c'est à travers de petits bas-reliefs sculptés aux pieds des statues (les quatrefeuilles) que l'on a présenté quelques-unes de leurs prophéties.

- Tous ces apôtres et prophètes se répartissent autour de la statue du trumeau qui représente le Christ foulant aux pieds un lion et un dragon, tenant le livre dans sa main gauche tandis qu'il lève sa main droite pour bénir. C'est le "Beau Dieu", le Rédempteur triomphant de la mort et du péché.

Je pense qu'il est fondamental d'insister sur le fait que toute la composition iconographique d'un portail se rattache, en général, à un même thème (le Jugement dernier par exemple). Même les motifs iconographiques plus secondaires sont liés au thème général retenu pour orner le portail.

Ainsi, au portail central occidental de la cathédrale d'Amiens, les cinq vierges sages et les cinq vierges folles situées les unes à droite et les autres à gauche du "Beau Dieu" (au niveau des piédroits) assistent au Jugement dernier puisqu'elles sont elles-mêmes la figure symbolique des élus et des réprouvés.
De même, la représentation des vertus et des vices sur le soubassement de l'ébrasement rappelle que, lors du Jugement dernier, les vertus conduisent à la béatitude tandis que les vices aboutissent à la damnation.

Notons qu'il s'agit de représentations courantes dans les portails illustrant le Jugement dernier ; ainsi, les vierges sages et les vierges folles (= la parabole évangélique la plus représentée au XIIIe siècle) se retrouvent toujours à la même place dans le portail central occidental des cathédrales de Saint-Denis, Sens, Paris, Amiens... Quant aux vices et aux vertus, ils sont - à la même place - à Amiens, Paris...

De telles similitudes entre les grands portails des cathédrales "françaises" du XIIIe siècle est révélateur que "la représentation des sujets sacrés ne fut jamais abandonnée à la fantaisie individuelle (et ceci parce que) l'art du Moyen-âge est d'abord une écriture sacrée dont tout artiste doit apprendre les éléments" (E. Mâle, op. cité).
C'est ce qui explique une grande unité (iconographique) entre les édifices gothiques du XIIIe siècle dans le royaume de France.

Ainsi, dans tous les cas, "au porche, nous rencontrons d'abord Jésus Christ, comme le rencontre tout homme qui vient au monde. Il est la clef de l'énigme de la vie. Autour de lui une réponse à toutes nos questions est écrite. Nous savons comment le monde a commencé et comment il finira ; des statues, dont chacune est le symbole d'un âge du monde nous en mesure la durée. Tous les hommes dont il importe que nous connaissions l'histoire, nous les avons sous les yeux : ce sont ceux qui, sous l'Ancienne ou la Nouvelle Loi, furent des types de Jésus Christ" (E. Mâle, op. cité).

Michel Rossi
1993

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