Albi

Sainte-Cécile d’Albi

Fiche d’identité

Région : Midi-Pyrénées.

Titre : Cathédrale.

Époque : Fin XIIIe.

Style : Gothique.

Langues : FR, GB, ESP.

Guides : 5.

Ouvert depuis : 2004

La cathé­drale Sainte-Cécile est d’une sévère majesté. Construite à par­tir de la fin du XIIIe siècle, elle se dresse sur les bords du Tarn, plus proche d’une for­te­resse inex­pug­nable que d’un édifice reli­gieux. Tout se passe comme si l’évêque avait voulu affir­mer et sa propre puis­sance et la pri­mauté de l’Église catho­lique dans une région où le sou­ve­nir des héré­sies, notam­ment cathare, était encore vivace. Que peut-il y avoir à l’intérieur ? Ce qui frappe, c’est que tout est peint, depuis les murs jusqu’aux clefs de voûte, à mille lieues du gothique du nord, où seul sub­siste la beauté de la pierre nue. Les pein­tures sont domi­nées par deux mor­ceaux de bra­voure, le Juge­ment der­nier qui couvre le mur ouest de l’église et la déco­ra­tion des voûtes, tous deux peints entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. Alors que le Juge­ment der­nier est repré­sen­ta­tif de la pein­ture fla­mande, la pein­ture des voûtes est l’oeuvre d’artistes ita­liens. Le Juge­ment der­nier ne pré­sente que les élus et les dam­nés, ainsi que les peines encou­rues pour les péchés capi­taux dans le registre infé­rieur. Le châ­ti­ment infligé pour les péchés capi­taux sont d’un réa­lisme impres­sion­nant, qui fait tou­jours forte impres­sion sur les visi­teurs, en par­ti­cu­lier la gour­man­dise. La clô­ture du choeur est à voir, tel­le­ment la finesse des détails est épous­tou­flante. Au che­vet de cette impo­sante dame de brique, nous nous sen­tons tout petits, presque inti­mi­dés. Et c’est avec une curio­sité res­pec­tueuse que nous entrons, à pas feu­trés, dans ce joyau du gothique méri­dio­nal, consa­cré à la patronne des musi­ciens. Quel émer­veille­ment ! Quelle sym­pho­nie en l’honneur du divin ! Quelle expres­si­vité dans la repré­sen­ta­tion du Juge­ment der­nier recou­vrant tout le mur occi­den­tal ! Pur moment de bon­heur qui se pour­suit lorsque nous fran­chis­sons le jubé et péné­trons dans le choeur.

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