Clermont-Ferrand

Notre-Dame-du-Port
de Clermont-Ferrand

Fiche d’identité

Région : Auvergne.

Titre : Basilique.

Époque : XIIe.

Style : Roman.

Langues : FR, GB, NL.

Guides : 2×2.

Située dans un quar­tier aux mai­sons assez rap­pro­chées, l’église ne s’offre au regard qu’au der­nier ins­tant. Voilà un édifice digne de la répu­ta­tion romane : sobre et sombre, pro­pice au recueille­ment. Dans le nar­thex, deux livres-chapiteaux, l’un fermé au Nord, l’autre ouvert, au Sud, figurent la révé­la­tion pro­gres­sive, de l’Ancien au Nou­veau Tes­ta­ment, du plan divin. Plus loin, la croi­sée offre un des meilleurs exemples de ce que l’architecture auver­gnate a pro­duit de plus ori­gi­nal : le mas­sif bar­long, qui donne cette allure pyra­mi­dale au che­vet et régule la lumière inté­rieure. Les huit colonnes du choeur sup­portent des cha­pi­teaux, dont quatre, his­to­riés sur cha­cune de leurs faces, pré­sentent un pro­gramme ico­no­gra­phique excep­tion­nel, aussi bien par sa qua­lité esthé­tique que par sa pro­fon­deur théo­lo­gique. Ainsi la plus belle repré­sen­ta­tion de l’Assomption que nous connais­sions : le Christ vient tirer du sar­co­phage le corps de Marie, sa mère, enve­loppé de ban­de­lettes, telle une momie, à moins que ce ne soient les langes du nouveau-né car le corps est tout petit.
« À moins de naître d’en haut, nul ne peut voir le Royaume » dit Jésus. Et Nico­dème reprit : « Com­ment un homme peut-il naître étant vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? » (Jn 3, 3–4)
Oui, Marie l’a fait. Plus pré­ci­sé­ment, son Fils, d’un geste quasi mater­nel, la fait naître au Royaume, car ses yeux sont déjà ouverts ! Là est le génie de Rober­tus, le sculp­teur : repré­sen­ter l’Assomption comme une Nati­vité inver­sée, c’est le Fils qui engendre sa mère.

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