Conques

Sainte-Foy de Conques

Fiche d’identité

Région : Midi-Pyrénées.

Titre : Abbatiale.

Époque : XIIe.

Style : Roman.

Langues : FR, GB, ALL, ESP.

Guides : 6.

Ouvert depuis : 1976

En Aveyron, se dresse le village de Conques (concha en latin signifiant coquille). Sur la route du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle, l’abbaye est une étape majeure, incontournable. Les pèlerins viennent y honorer Sainte-Foy, enfant martyre du IIIe siècle. La statue-reliquaire recouverte d’or, d’émaux et de camées est à son image. Elle témoigne des dons faits par les hauts personnages venus vénérer la jeune fille et donc de la prospérité de la région. Le pèlerinage croît. Le tympan, chef-d’oeuvre de la sculpture romane, est riche de 124 personnages autrefois peints.
On apprécie l’équilibre des espaces, des masses extérieures, mais aussi le tympan, seul ornement de la façade occidentale qui accroche le regard du visiteur et donne à la visite une dimension ludique : les visiteurs vont d’étonnement en émerveillement en découvrant tous les personnages, situations, événements auxquels fait référence ce tympan renommé. Au sommet, les anges tiennent les outils de la Passion et annoncent le Jugement dernier. Au centre, dans sa mandorle, le Christ en gloire décide du sort des hommes. Les élus avancent en ordre de procession, Marie en tête, suivie de Pierre.
Même Charlemagne fait partie du cortège. Pénétrons à présent dans l’abbatiale. Le volume intérieur de la nef, haute de 22,10 m et large de 6,80 m, révèle une habile maîtrise des proportions, la pierre semble s’élever vers le ciel. La lumière envoûtante, magnifiée par les vitraux de Soulages, se diffuse à travers les baies de manière irrégulière et fait naître des ombres et des couleurs changeantes au fil des heures, au gré des jours. La beauté du cadre et la présence de reliques ont attiré les foules au Moyen Âge. Le village et l’abbatiale gardent leur attrait car Conques demeure, plus que jamais, un lieu vivant.


AVReportages


Conques – Villages de France – Arte – Mai 2012 


réal. Jean-Noël Cristiani – coproduction Yumi Prod, Délégation aux arts plastiques, La Sept/Arte, Musée du Louvre – 1994