Issoire

Saint-Austremoine d’Issoire

Fiche d’identité

Région : Auvergne.

Titre : Abbatiale.

Époque : Xe au XIIe.

Style : Roman.

Langues : FR, ESP.

Guides : 4.

Ouvert depuis : 1998

Les ori­gines de l’église parois­siale d’Issoire remontent au IVe siècle lorsque saint Aus­tre­moine, pre­mier évêque d’Auvergne, s’installe à l’emplacement de la future cité où il fonde un monas­tère pour y finir ses jours. L’abbatiale ainsi édifiée est recons­truite et embel­lie au Xe siècle puis au XIIe siècle par des moines béné­dic­tins pour y pro­té­ger les reliques du saint, devenu leur pro­tec­teur. Saint-Austremoine d’Issoire est l’une des cinq églises majeures de l’Art Roman auver­gnat (avec celles de Saint-Saturnin, Saint-Nectaire, Orci­val et Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand), qui pré­sentent des carac­té­ris­tiques archi­tec­tu­rales com­munes comme la pré­sence d’un che­vet très déve­loppé, aux pro­por­tions har­mo­nieuses (le plus beau se trouve à
Issoire). La super­po­si­tion en retrait de ses dif­fé­rents niveaux forme la typique « pyra­mide auver­gnate ». Le che­vet de l’abbatiale est riche­ment décoré par la cou­leur mor­do­rée de la pierre de taille et par la pré­sence de mosaïques de pierre plus sombre, cou­vrant les murs et le pour­tour des fenêtres sous forme de frises conti­nues. Autre ori­gi­na­lité ici : douze médaillons, repré­sen­tant les signes du zodiaque, ont été pla­cés au niveau des cha­pelles rayon­nantes. Lorsque l’on pénètre à l’intérieur de l’édifice, on ne peut qu’être sur­pris par les cou­leurs vives des pein­tures murales, badi­geon­nées sur l’ensemble des parois par Ana­tole Dau­vergne vers 1860 et par la beauté du choeur qui est accen­tuée par la pré­sence de huit cha­pi­teaux colo­rés dont quatre appa­raissent his­to­riés. Ces der­niers illus­trent les der­niers moments de la vie du Christ entre le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques.
La vaste crypte semi-enterrée de l’abbatiale est défi­nie comme la plus belle d’Auvergne. Les moines y accé­daient de leurs com­muns par un petit esca­lier amé­nagé dans la paroi méri­dio­nale de la salle, tout près du mar­ty­rium, où est conservé le reli­quaire de saint Aus­tre­moine, datant du XIIIe siècle.

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